Catégorie : Le modèle Toyota

4— Où commencer ? —> Identifier le gaspillage !

4— Où commencer ? —> Identifier le gaspillage !

Plus j’étudie le modèle Toyota, plus il m’apparait évident que le fondement de la réussite de ce système réside dans la capacité des dirigeants d’implanter une culture d’appartenance et un désir de l’amélioration continue des processus et d’éliminer le gaspillage à tous les niveaux.

Mais qu’est-ce que le gaspillage ?

1.       Surproduction -> Fabriquer des articles qui n’ont pas été commandés, ce qui engendre des gaspillages, occupe un nombre excessif d’opérateurs et entraîne des coûts de stockage et de transport dus aux excédents de stocks.

2.       Attente -> Des opérateurs qui ne sont là que pour surveiller une machine automatique ou qui doivent attendre la fin de l’étape suivante du processus, un outil, des fournitures, une pièce, etc., ou qui sont inoccupés pour cause de retards dans le traitement de lots, d’immobilisation d’une machine et de goulets d’étranglement.

3.       Transport ou manutention inutiles -> Transporter des encours sur de longues distances sans que le transport ait une réelle utilité, ou manutentionner des matières, des pièces ou des produits finis entre des points de stockage ou des processus.

4.       Usinages inutiles ou mal faits -> Actions inutilement nombreuses pour parvenir au résultat souhaité, ou mal exécutées à cause d’outils et de produits mal conçus, qui entraînent des gestes inutiles et des défauts. Produire des articles de meilleure qualité qu’il n’est nécessaire est un gaspillage.

5.       Stocks excédentaires -> Trop de matières premières, d’encours ou de produits finis, qui se traduisent par des temps de défilement plus longs, l’obsolescence des produits, des articles endommagés, des coûts de transport et de stockage et des retards. Les stocks excédentaires occultent également des problèmes comme des déséquilibres dans la production, des retards de livraisons de la part des fournisseurs, des défauts, des machines immobilisées et des temps de mise en place longs.

6.       Gestes inutiles -> Tous les gestes inutiles que les employés doivent faire pendant leur travail, que ce soit pour chercher, attraper ou empiler des pièces, des outils, etc. Marcher est aussi un gaspillage.

7.       Défauts -> Fabrication de pièces défectueuses ou rectification. Réparation ou correction, mise au rebut, fabrication de produits de remplacement et inspection sont synonymes de manutention, temps et efforts inutiles.

8.       Créativité inexploitée -> Perdre du temps, des idées, des compétences, des possibilités d’améliorer et d’apprendre en n’écoutant pas les employés.

Note : Reproduction intégrale tirée du livre « Le Modèle Toyota » de Jeffrey Liker. (P.37)

Je propose aux lecteurs d’imprimer et d’afficher cette liste des gaspillages identifiés au cours des décennies par Toyota.

Afficher un contrôle visuel est la meilleure façon de ne pas oublier !

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Dans le prochain article : « De la théorie à la pratique… »

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3 — Se définir une philosophie d’entreprise

3 — Se définir une philosophie d’entreprise

Avant de prendre la décision de devenir une entreprise ou un individu apprenant, il est primordial de s’interroger ce que nous souhaitons devenir.

La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent. — Albert Einstein

Comme l’indique le premier principe : fondez vos décisions sur une philosophie à long terme, même au détriment des objectifs financiers à court terme.

Dans ce monde trépidant, nous sommes tous tentés d’aller vite, de développer et de mettre en marché rapidement sans avoir de véritable vison à long terme de ce que nous souhaitons devenir comme individu ou entreprise.

Il est certain que nous désirons tous offrir un bon produit à nos clients mais, offrons-nous toujours le meilleur produit possible et au meilleur prix possible ?

Comment y parvenir, comment devancer la concurrence, comment devenir une entreprise pérenne ?

Amener tous les intervenants reliés à l’entreprise, direction, employés, fournisseurs, à avoir l’objectif commun de s’entraider dans le but générer de la valeur pour le client, l’entreprise et même la société en général.

En adoptant un mode de développement axé sur le long terme, nous sommes obligés de nous concentrer sur la qualité et la compétitivité de l’offre si nous voulons continuer d’exister.

En résumé

Les facteurs les plus importants pour la réussite sont la patience, une action axée sur le long terme plutôt que sur les résultats immédiats, l’investissement dans les hommes, le produit et les moyens de production, un attachement sans faille à la qualité.

Robert B. McCurry, ancien vice-président exécutif de Toyota Motor Sales

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Dans le prochain article : « Où commencer ? »

2 — Les 14 principes du modèle Toyota

La philosophie à long terme

1.       Fondez vos décisions sur une philosophie à long terme, même au détriment des objectifs financiers à court terme.

Le bon processus produira les bons résultats

2.       Organisez les processus en flux pièce à pièce pour mettre au jour les problèmes.

3.       Utilisez des systèmes « tirés » pour éviter la surproduction.

4.       Lissez la charge de travail.

5.       Inculquez une culture de résolution immédiate des problèmes, d’obtention de la qualité du premier coup.

6.       La standardisation des tâches est la base de l’amélioration continue et de la responsabilisation des employés.

7.       Utilisez des contrôles visuels pour qu’aucun problème ne reste caché.

8.       Utilisez uniquement des technologies fiables, longuement éprouvées, qui servent vos collaborateurs et vos processus.

Valorisez l’entreprise en développant vos employés et vos partenaires

9.       Formez des responsables qui maîtrisent parfaitement le travail, sont imprégnés de la philosophie et l’enseignement aux autres.

10.   Formez des individus et des équipes exceptionnels, qui appliquent la philosophie de votre entreprise.

11.   Respectez votre réseau de partenaires et de fournisseurs en les encourageant et en les aidant à progresser.

La résolution des problèmes pilote l’apprentissage de l’entreprise

12.   Allez sur le terrain pour bien comprendre la situation.

13.   Décidez en prenant le temps nécessaire, par consensus, en examinant en détail toutes les options. Appliquez rapidement vos décisions.

14.   Devenez une entreprise apprenante grâce à la réflexion systématique et à l’amélioration continue.

Source : Le modèle Toyota par Jeffrey Liker

L’énoncé des 14 principes du modèle Toyota peut sembler évident et même banal. Nous avons l’impression d’appliquer ces principes élémentaires depuis longtemps, mais en réalité, nous nous contentons de les survoler sans établir, comme point de départ, une authentique philosophie à long terme pour notre entreprise.

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Dans le prochain article, nous verrons comment une petite entreprise peut se définir une réelle philosophie d’entreprise.

1 — Devrait-on s’inspirer du modèle Toyota et devenir une entreprise apprenante ?

Il y a quelques années, j’ai découvert un livre extraordinaire « Le modèle Toyota » par Jeffrey Liker. J’en suis à ma troisième lecture et je découvre toujours des idées fondamentales qui m’aident et pourraient certainement aider plusieurs entreprises à voir les choses différemment.

Mais, qu’est-ce que « Le modèle Toyota » ?

Il se divise en deux parties :

  • La culture de l’entreprise (Toyota Way)
  • La méthode de fabrication (Toyota production system TPS)

Avant toute chose, il faut définir une culture d’entreprise apprenante, orientée vers le long terme et qui se concentre sur les actions qui peuvent augmenter la valeur pour le client. Car, il ne faut surtout pas oublier que tout ce que nous faisons, que ce soit un bien ou un service a pour objectif final de résoudre un problème pour le client. Il doit donc être en tête de liste de nos actions.

Tout au long du processus de développement ou de fabrication, nous nous devons d’améliorer continuellement nos façons de faire de manière à réduire au maximum le gaspillage tout en améliorant constamment le produit ou le service. Ce faisant, nous pouvons offrir un meilleur produit à un coût moindre, ce qui nous donne un avantage concurrentiel énorme face à la compétition.

Vous me direz que tout le monde sait ça et que c’est la base même de toutes les entreprises. Vous avez raison ! Des centaines de livres sont écrits, des conférences et d’ateliers de motivations ont lieu chaque année et pourtant, même en sachant tout ça, nous retombons à continuellement dans notre façon habituelle de faire les choses.

Ce qui différencie « Le modèle Toyota », c’est d’abord la philosophie de l’entreprise. Avant de modifier les processus de fabrication, il faut se définir une culture d’entreprise, être prêt à devenir une entreprise apprenante et ne jamais se satisfaire d’une réussite. Il faut sans cesse améliorer cette « réussite » dont nous sommes si fiers.

De plus, il est primordial de pouvoir inculquer cette culture d’apprentissage à tous les travailleurs au sein de l’entreprise, de la direction jusqu’au suivi après-vente. Sans la participation de tous, l’entreprise ne peut devenir une entreprise apprenante.

En résumé, la philosophie du modèle Toyota est simple : l’amélioration continue et le respect des hommes.

Sommes-nous réellement prêts à devenir une entreprise apprenante ?

Dans le prochain article, nous verrons « Les 14 principes du modèle Toyota ».